J'ai une histoire à vous raconter, c'est celle qui me pousse à déménager le plus loin possible de ce campus.
Mais avant, je dois vous dire que j'ai été un peu déçue que mon concours ne remporte pas le même succès que ceux de mon cher et tendre, et surtout préféré, neveu Augustin. Et oui, je ne suis certainement pas aussi craquante que lui, de ce côté, je suis "totally agree", mais je m'attendais à plus de participations. J'aurais peut-être dû mettre en jeu un ticket pour la Royal Garden Party, le problème, c'est que j'ai pas encore mes entrées... Mais je travail dur pour me rapprocher des Princes, trust me!
Même si la vie de château n'est plus qu'à quelques inchs, je me dois tout de même d'annoncer le nom de la grande gagnante de mon petit concours, et surtout de la seule ayant participé (!): Amandine, ma grande sœur préférée (je sais, je sais, c'est aussi ma seule grande soeur, mais quand même!). Donc voilà, une fois le billet d'Eurostar composté, le fiston et le mari déposés au parc où y a pleins d'écureuils (on peut s'occuper trèèèèès longtemps avec des carcasses de cacahuètes...!) et le ventre bien vide, c'est donc toi que j'emmènerai prendre un vrai Breakfast avec muffin, bacon etc...!
Au fait, la réponse n'était pas complètement vraie, ni complètement fausse: ce sont bien des savons, mais il y en a sur 4, 80 mètres! Aaaaah, l'art contemporain! L'objet s'appelle "480X10X10" et a été réalisé en 2002 par l'artiste polonais Miroslaw Balka. Pour les plus curieux, voici l'adresse du site du Tate Modern (visite virtuelle à la clef!) : http://www.tate.org.uk/modern/
Passons maintenant à mes aventures londoniennes...
Ce début de semaine a été placé sous le signe du "excuse me, could you repeat please". Il faut dire que lundi, j'ai fait une petite rechute (c'est bon Maman, ne t'inquiète pas!). Londres, quand tu nous tiens! Bref, il fallait agir en profondeur, j'ai donc décidé de me rendre au centre médical à deux pas du campus afin de voir un docteur et de repartir avec une ordonnance pour du sirop et autres cachets pour le rhume.
Mais naïve que je suis et surtout loin de notre confort médical français, il m'a été impossible de franchir la barrière de la secrétaire: "vous devez d'abord obtenir un rendez-vous avec un médecin pour le choisir, puis vous pourrez ensuite consulter, et tout ceci pas avant mercredi". Très bien, sauf que moi, j'avais vraiment le nez qui coulait, les yeux qui pleurait et les mots qui résonnaient dans ma tête. J'insiste... "Ce que vous pouvez faire c'est traverser cette rue, là devant, prendre de bus 262, vous vous arrêtez dans 3 arrêts, puis prendre le bus 425 et aller jusqu'à l'Hôpital. Merci, au revoir." A l'hôpital???? Mais j'avais seulement un rhume!!! Ils sont fous ces anglais!
Bref, je n'allais une fois de plus pas me laisser abattre, malgré le fait que mon stock de mouchoirs se réduisait rapidement. Heureusement, même si le campus est un peu perdu au milieu de nul part, il y a une pharmacie pas loin! Voilà donc trois jours que je suis sous Actifed Jour & Nuit mais en version anglaise, et que maintenant je peux dire que je vais vraiment mieux! (tu vois Maman, je m'en suis sortie!)
Je suis tout de même allée me renseigner auprès du bureau des étudiants afin de récupérer le formulaire pour déclarer un docteur et que la prochaine fois, je m'évite tout ça!
Résultat, pour fêter ma remise sur pieds, je suis aller faire du shopping! En fait, j'avais parlé de Primark (vous vous souvenez, ce magasin immense sur Oxford Street où tout est à moins de 10£!) à Marina et Maelle, et je me suis donc portée volontaire pour les emmener y faire un tour. Bon, d'accord, c'est moi qui suis repartie avec le sac le plus gros, mais bon... c'est pour combler le manque! Et oui, tout le monde me manque, c'est pour ça que j'avais besoin d'un nouveau sac, d'une nouvelle ceinture, de quatre nouveaux tops... Et puis d'aller ensuite boire une bière dans un bar branché et mangé un bon vieux McDo sur Picadilly Circus! Tout ça pour confirmer que j'en suis venue à bout de ce rhume, c'est officiel!
Hier je suis allée en cours, plutôt intéressant mais toujours un peu fatiguée au bout de trois heures d'amphi. Et puis aujourd'hui, même si je ne me laisserai jamais faire par la pluie (surtout qu'ici, "c'est du pipi de chat!"), difficile de lutter contre le vent, glacial et malin, qui se glisse dans le moindre interstice. Bref, sur ordre de mon médecin (moi-même!), après être allée à un rendez-vous avec une prof pour discuter de la forme que doit avoir une dissertation ici et être allée imprimer la confirmation de mon billet d'avion pour Noël....aaaah, mais j'avais oublié de vous dire ça! Et oui, ça y est, j'ai pris mon billet de retour, pas cher, sur Ryanair, Londres-Grenoble 26£, je débarque le 17 décembre, tous à vos agendas s'il vous plaît!... Bref, après ça, je suis rentrée me mettre au chaud histoire de préserver tout mes efforts fournis pour guérir. Mais je ne me suis pas ennuyée. C'est là qu'arrive enfin mon histoire...
Le titre c'est "je ne veux plus travailler dans le monde de la culture, je veux devenir pilote d'avion". Ça y est, j'ai développé une véritable passion pour ces objets volants, normal, je passe plus de temps avec eux, qu'avec le reste de mes congénères humains!
Alors, cette après-midi, je me suis dit que je devais vous faire partager cette nouvelle ambition:
petit extrait d'environ 6 ou 7 minutes de mon voisinage direct... (images non truquées, captées depuis la fenêtre de ma chambre)
Alors, ça commence avec 3 avions qui se sont suivis pour arrivés au bout de la piste (il n'y a qu'une seule piste pour atterrissages, décollages et mises en place!), les deux de gauche sont sur l'aire d'attente, pendant que celui de droite attend pour prendre le petit bout de piste pour aller décoller...
Premier rebondissement, personne ne décolle... et oui, on laisse d'abord passer ceux qui viennent atterrir! (le petit bleu sur la droite, à quelques mètres du sol)
Deuxième rebondissement, après que le premier avion ait décollé, le second s'est mis en place, mais là encore, personne ne décolle... et oui, on laisse d'abord passer ceux qui empruntent la piste pour venir attendre leur tour pour le décollage! (le petit jet, sur la droite)
Puis les choses commencèrent à s'éclaircir... Mais c'était trop beau pour être vrai cette piste vide... Alors le tout petit privé a du attendre que le gros Suisse vienne se mettre en place...
Une fois le petit parti, c'est le gros Suisse qui n'était pas content (j'ai désormais un don pour déchiffrer le langage des réacteurs d'avions). Il a encore du attendre que le presque tout blanc atterrisse.
Mais il a fini par avoir la piste pour lui tout seul... enfin, presque... Finalement, il aura attendu vraiment longtemps, car y a un de ses copains qui avait aussi des trucs à faire dans les nuages, donc, comme le gros Suisse est "ronchon mais sympa dans le fond", il l'a laissé venir se mettre dans la zone d'attente...
Et évidemment, l'histoire se répète sans fin, du lundi au dimanche et de janvier à décembre...
Morale de l'histoire: c'est pas tous les jours facil d'être un avion au London City Airport!
Deuxième morale de l'histoire (en fait, c'est une devinette): Comprenez-vous pourquoi je souhaite déménager loin, très loin, très très très loin de ce campus?
Sur ce, je vais tenter de me plonger dans mes études. Je vais profiter du calme du moment, mon voisin du dessus ne joue pas au basket en ce moment! (à moins que ça ne soit des boules de pétanque....?).
Je vous embrasse tous très fort,
Clem


